523. Doit-on en conclure (FAQ-034) qu'il ne faut pas utiliser les répulsifs chez les enfants de moins de 30 mois ?
  Mise en ligne le : 28/12/2006 Dernière révision :
 

Non. «Le Conseil Supérieur de l’Hygiène Publique considère que devant le risque de contracter une maladie grave, que ce soit dans un contexte épidémique ou pour un séjour de courte durée, aucun moyen de protection vis à vis des piqûres de moustiques ne doit être négligé pour les enfants de moins de 30 mois et que l'utilisation des répulsifs cutanés ne peut être totalement exclue.

Les risques et les bénéfices attendus doivent être évalués, en prenant en compte la tolérance et l’observance pour chaque moyen de protection (vêtements imprégnés, moustiquaires) qui ne pourront être que partielles pour des nourrissons ou de jeunes enfants de moins de 30 mois.
Le CSPHF considère qu'à l'instar des recommandations émises aux USA par les "Centers for diseases control and prevention", des produits à base de DEET(2) peuvent être utilisés dès l'âge de 2 mois, à condition de ne pas dépasser certaines concentrations (30%) et de respecter les contre-indications et les précautions d'emploi.
Malgré une large utilisation de produits à base de DEET (qui sont utilisés régulièrement par environ 1/4 des enfants américains) les effets indésirables graves qui ont été rapportés sont rares(3). L'étude de ces effets, soit n’a pu établir un lien de causalité avec l'utilisation du produit, soit a mis en évidence qu'il résultait d'un mésusage.

L’emploi de moustiquaires de berceau, si possible imprégnées d’insecticides pyréthrinoïdes (perméthrine, deltaméthrine), est le moyen prioritaire de protection efficace chez les jeunes enfants. Ces produits sont d’une grande sécurité d’emploi et de longue durée d’action. En dehors des périodes de séjour au berceau, la protection par le port de vêtements couvrants imprégnés de pyréthrinoïdes constitue une alternative.

Dans l’habitat, le traitement systématique à l’aide d’insecticides pyréthrinoïdes des rideaux de portes, voilages, fenêtres et séparations intérieures, de même que l’utilisation de moustiquaires, sont utiles en complément des plaquettes ou tortillons fumigènes (à l’extérieur ou dans une pièce aérée).

La destruction des gîtes larvaires potentiels est très fortement recommandée (ex : pots de fleurs, récipients divers, pneus usagés et déchets encombrants divers constituent des zones d’eau stagnante…).


Toutefois aucune mesure n'est efficace a 100% et c'est la somme de mesures individuelles et collectives qui permet de faire diminuer la transmission. »

 

(1)  Pour plus de précisions, voir BEH 23-24/2006 (santé des voyageurs), p.159-160. sur le site :http://www.invs.sante.fr/beh/default.htm
(2)sauf si antécédents de convulsions

(2)  (3)Koren G & al - DEET-based insect repellent: safety implications for children and pregnant and lactating women. CMAJ 2003; 169(3): 209-12

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