Chikungunya aux Antilles : l'épidémie s'installe et se propage


Publié le : 21/01/2014 à 22:00 | MAJ le : 27/07/2014 à 23:55    


Une épidémie de Chikungunya sévit actuellement aux Antilles après l'apparition des premiers cas suspects fin novembre 2013 dans l'île de Saint-Martin.


Historique : premiers cas à Saint-Martin


Deux cas autochtones d'infection au virus du Chikungunya ont été confirmés dans l'île de Saint-Martin le 06 décembre 2013.


Cette confirmation fait suite à la surveillance hebdomadaire qui avait été mise en place depuis le 25 novembre 2013, après le signalement des premiers cas suspects de chikungunya dans le quartier d’Oyster Pond.


Ces résultats ont conduit les autorités sanitaires à déclarer un début d’épidémie à Saint Martin et à activer la phase 3 du Psage chikungunya (Programme de Surveillance, d’alerte et de gestion d’émergence du virus Chikungunya) le jour même.

 


Propagation de l'épidémie aux îles voisines et aux pays d'Amérique


Le virus s'est depuis propagé aux îles voisines de Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy ainsi qu'en Guyane Française, avec une circulation plus ou moins importante en fonction des régions.

 

Avec une circulation du virus généralisée à l'ensemble du territoire, l'île de Saint-Martin a été placée en phase épidémique dès le 06 décembre 2013. Depuis, la situation s'est améliorée et l'île a été repositionnée en situation de transmission modérée le 30 avril 2014.

 

En Martinique où les premiers cas ont été confirmés le 18 décembre 2013, l’intensification de la circulation virale a conduit les autorités sanitaires à déclaré le département en situation épidémique le 23 janvier 2014.

 

Le 24 décembre 2013, un premier cas autochtone a été confirmé en Guadeloupe. La circulation du virus s'est depuis intensifiée et le département a été placé en situation épidémique le 10 avril 2014.

En Guyane, les autorités sanitaires ont placé le département en situation de circulation autochtone modérée après la découverte d'un foyer de transmission à Kourou le 19 février 2014.

 

Dans les Antilles non françaises et dans les autres pays d'Amérique, le virus du chikungunya est présent dans la partie néerlandaise de Saint-Martin. Il s'est ensuite progressivement et chronologiquement propagé et installé dans les îles vierges britanniques, à La Dominique, dans les îles d'Anguilla, de Saint-Kitts & Nevis et de Sainte-Lucie, à la République Dominicaine, dans les îles de Saint-Vincent et les Grenadines, à Antigua et Barbuda, à Haiti, à Guyana, à Porto Rico, à Cuba, aux îles vierges américaines, au Suriname, au Venezuela, à La Grenade, à Aruba, à Trinité et Tobago, aux USA, aux Barbades, aux Iles Caimans et au Panama.

Le chikungunya a également été identifié chez des touristes revenant des régions infectées des caraibes au Brésil, dans l'île néerlandaise de Bonaire, au Pérou, au Mexique, au Costa Rica, au Paraguay, aux Bahamas, au Nicaragua, en Bolivie, à la Jamaique et en Colombie.


La situation en France, en Europe et ailleurs dans le monde


Le risque d'importation du virus du chikungunya en Europe et en France en particulier est très élevé, compte tenu des flux de circulation entre le continent et les Antilles.

 

Environ 150 cas de chikungunya ont été importés officiellement dans les zones à risque situées dans le sud de la France où sévit le moustique Aedes Albopictus, vecteur de la maladie du chikungunya. Ailleurs, aucune donnée n'est pour le moment disponible, mais il est fort probable que d'autres cas importés existent et seront de plus en plus nombreux un peu partout sur le territoire, à l'approche de l'été.

En Europe, l'Italie  à déclaré un premier cas importés chez une personne originaire de la ville de Campiglia située à l'ouest au sud de la Toscane, le 07 mai dernier. Un homme a déclaré la maladie dès son retour d'un séjour en République Dominicaine.

L'Espagne a déclaré, le vendredi 13 juin, ses premiers cas importés de chikungunya chez trois femmes de Catalogne ayant séjourné aux Caraibes.

 

Le 03 juillet 2014, les autorités grecs ont rapporté un cas de chikungunya chez une personne ayant séjourné en République Dominicaine.

 

En Suisse, les autorités ont comptabilisé 15 cas importés de chikungunya au 1er juillet 2014, la majorité en provenance des caraibes.

D'autres cas importés ont également été signalés aux Pays-Bas et en Allemagne chez des personnes ayant séjourné aux Antilles-Caraibes.

Ailleurs dans le monde, le virus a été exporté à l'autre extrémité de la planète, à Tahiti en Polynésie Française. Une femme d'une soixantaine d'année a été infectée par le chikungunya lors d'un séjour effectué en Guadeloupe en mai 2014.

 

Les Iles Canaries ont également enregistré trois cas importés de chikungunya chez des touristes ayant séjourné à l'étranger en juillet 2014.



Derniers bulletins épidémiologiques


Les bulletins épidémiologiques de l'InVS sont publiés à fréquence bi-mestrielle durant cette période estivale. La dernière situation actualisée concerne les semaines 1427 et 1428.


- Dans les iles françaises des Antilles et en Guyane au 17 juillet 2014

 

La situation épidémiologique publiée dans le dernier bulletin de l'InVS (Institut de Veille Sanitaire) concernant l'épidemie de chikunkunya dans les Antilles-Caraibes pour les semaines 1427 et 1428 est la suivante :

 

Département - COM Cas Suspects Cas confirmés Décès Dernière MAJ
Guadeloupe 63.000 7 17/07/2014
Guyane Française ---- 881 17/07/2014
Martinique 48.940 13 17/07/2014
Saint-Barthélemy 730 17/07/2014
Saint-Martin (FR) 3.660 3 17/07/2014

 

Depuis la semaine 18, les cas de chikungunya ne sont plus systématiquement confirmés par examen biologique  aux Antilles. Les cas suspects et "cliniquement évocateurs" sont donc considérés comme effectifs.

Sur les deux dernières semaines écoulées, la Guadeloupe enregistre 11.000 nouveaux cas suspects et la Martinique 5.390, soit des moyennes hebdomadaires 5.500 et 2.695 qui sont en légère baisse  par rapport aux semaines précédentes.

La situation reste stable à Saint-Barthelémy où 25 nouveaux cas hebdomadaires ont été enregistrés

 

L'épidémie est légèrement en hausse à Saint-Martin avec 60 cas en moyenne  enregistrés ces deux dernières semaines contre une cinquantaine précédemment.

 

En Guyane, la croissance enregistrée ces dernières semaines se poursuit avec 881 cas  signalés pour la seule semaine 27, soit 280 de plus (+47%) que la semaine précédente.

 

 

Situation, évolution et lutte contre l'épidémie aux Antilles

 

La tendance générale est à une légère diminution à Saint-Barthelémy, en Guadeloupe et en Martinique, à une légère augmentation à Saint-Martin et à une forte progression en Guyanne.

 

Les deux collectivités d'outre-mer des Antilles ont été repositionnées  en phase 2 (transmission autochtone modérée) du Psage chikungunya, après avoir enregistré une amélioration de leur situation épidémiologique au début du 2ème trimestre. Saint-Martin a été reclassifié le 30 avril 2014 et Saint-Barthelémy le 22 mai dernier.

 

Les îles de la Martinique et de la Guadeloupe ont été placés en phase 3b (épidémie généralisée) du Psage chikungunya depuis le 26 juin dernier en raison de l'intensification de la circulation virale.

Enfin, depuis le 30 mai 2014, la Guyane a évolué vers la phase 2b  du psage chikungunya (transmission autochtone modérée avec foyers épidémiques et chaines de transmission localisée) en raison des nouveaux foyers épidémiques détectés ces dernières semaines.r />
Il est impératif que l'ensemble des populations concernées par l'épidémie du chikungunya soit associé à la lutte contre la propagation du virus et que les messages de prévention, de protection et de LAV (lutte anti vectorielle) leur soient transmis via les structures associatives qui doivent collaborer plus activement avec les autorités locales.

 


- Dans les autres îles des Antilles-Caraibes au 27 juillet 2014


La situation épidémiologique dans les îles non françaises des caraîbes  communiquée par le PAHO (Pan American Health Organization) et les autorités sanitaires locales pour la semaine 1430 est la suivante :

 

Pays Cas
importés
Cas
locaux
Décès Dernière MAJ
Anguilla 36 27/07/2014
Antigua and Barbuda 15 27/07/2014
Aruba 1 8 27/07/2014
Bahamas 6 27/07/2014
Barbade 6 1 27/07/2014
Bonaire 1 27/07/2014
Cuba 11   27/07/2014
Dominique 3.700 27/07/2014
Grenade 5 27/07/2014
Haiti 64.695 27/07/2014
Iles Cayman 3 1 27/07/2014
Iles vierges (UK) 20 27/07/2014
Iles vierges (US) 2 2 27/07/2014
Jamaique 1   27/07/2014
Porto Rico 15 241 27/07/2014
République Dominicaine 281.850 3 27/07/2014
Saint-Kitts & Nevis 28 27/07/2014
Saint-Martin (NL) 372 27/07/2014
Sainte-Lucie 30 27/07/2014
St-Vincent et les Grenadines 396 27/07/2014
Trinité et Tobago   3 27/07/2014
Turks and Caicos 17 27/07/2014

 

 

Le bulletin hebdomadaire du PAHO ne répertoriant que les cas officiels qui lui sont signalés en milieu de semaine, il est complété par des données compilées à partir des journaux locaux et les bulletins de dernière minute.

Aucun nouveau pays n'a officiellement déclaré des cas de chikungunya cette semaine, la plupart d'entre elles étant déjà concerné par la maladie.

De nombreuses îles signalent cette semaine de nouveaux cas locaux ou importés d'infections au virus du chikungunya.

Nouveaux cas importés :

 

- Bahamas : 1 nouveau cas importé de chikungunya a été rapporté aux Bahamas cette semaine, ce qui porte à 6 le nombre total d'infection dans le pays. Au moins 60 cas suspects sont également en cours d'investigation.

 

- Barbade : 6 cas importés (+2) ont été totalisés dans l'île de la Barbade qui enregistre également pour la première fois 1 cas d'infection locale au virus du chikungunya.

 

- Les îles Caimans : 3 cas importés (+2) ont été comptabilisés dans l'île qui, comme aux Barbabes, enregistre un premier cas local d'infection au virus du chikungunya.

 

Nouveaux cas locaux :

 

- Anguilla : le CARPHA (Caribbean Public Health Agency) rapporte 3 nouveaux cas locaux de chikungunya à Anguilla, ce qui porte à 36 le nombre total d'infections dans le pays.

 

- Aruba : 8 cas locaux (+6) ont été enregistrés par le CARPHA dans l'île d'Aruba. Au total, 9 infections au virus du chikungunya ont été comptabilisées dans l'île.

 

- La Dominique : le nombre de cas suspects et confirmés de chikungunya atteint 3.700 dans l'île de La Dominique, avec 3.559 cas suspects (+457) et 141 confirmés.

 

- Porto Rico : l'épidémie commence à s'étendre à Porto Rico où 241 cas locaux d'infections au virus du chikungunya ont été rapportés, soit 59 de plus que la semaine précédente. Une polémique intervient dans le pays sur l'exactitude du nombre de cas déclarés, car les autorités doivent prendre en charge les 250$ de coûts des tests de détection du chikungunya, non pris en charge par les assurances.

 

- République Dominicaine : le ralentissement enregistré ces dernières semaines semble se confirmer avec 281.850 cas enregistrés la semaine dernière, soit 29.970 de plus que la semaine précédente. Cette stagnation est à confirmer dans les semaines à venir.

 

- Haiti : le dernier bilan officiel fait état de 64.695 cas de chikungunya, soit 2.273 de plus (seulement) que l'évaluation précédente.
On peut louer les efforts effectués par les autorités sanitaires haitiennes pour communiquer un bilan régulier de l'épidémie, contrairement à beaucoup de pays de la région qui sont muets sur leur situation épidémique pour en pas effrayer les touristes.
Mais ces chiffres sont largement sous-évalués car 9 personnes sur 10 seraient infectées par le virus dans certaines régions du pays, d'après les témoignages qui nous parviennent.
Une étude exhaustive effectuée par l'Institut Igarapé fait également apparaître un taux d'infection d'environ 9% dans l'ensemble de la population, ce qui porterait à plus de 900.000 le nombre de personnes infectées par le virus.


A Cuba, le chikungunya n'est officiellement toujours pas présent dans le pays et les 11 personnes infectées l'auraient importé à partir des îles avoisinantes.
Les médias locaux signalent cependant de nombreux cas suspects de chikungunya un peu partout dans l'île.

 

La situation demeure officiellement inchangée pour les autres pays des Caraibes.

 

 

- En Amérique central, du nord et du sud au 27 juillet 2014

 

La situation épidémiologique en Amérique centrale, du nord et du sud communiquée par le PAHO et les autorités sanitaires locales pour la semaine 1430 est la suivante :

 

Pays Cas importés Cas
locaux
Décès Dernière MAJ
Bolivie 3 27/07/2014
Brésil 20 27/07/2014
Chili 2 27/07/2014
Colombie 1   27/07/2014
Costa Rica 6 1 27/07/2014
Guyana 31 27/07/2014
Mexique 1 27/07/2014
Nicaragua 2 27/07/2014
Panama 12 1 27/07/2014
Paraguay 1 27/07/2014
Perou 3 27/07/2014
Salvador 1.969 27/07/2014
Suriname 3 28 27/07/2014
USA 300 2 27/07/2014
Venezuela 56 30 27/07/2014

 

 

Nouveaux cas importés :

 

- Costa Rica : 5 nouveaux cas importés de chikungunya ont été rapportés au Costa Rica cette semaine, ce qui porte à 7 le nombre total d'infections enregistrées, compte tenu du cas spécifique d'une touriste française infectée dans le pays.

 

- USA : le nombre de cas importés de chikungunya continue à croitre aux Etats-Unis où 300 cas (+66) ont été comptabilisés. Le quart des infections (77) est enregistré dans l'Etat de Floride où les 2 premiers cas locaux ont été détectés le 17 juillet dernier.

 

- Panama : 12 cas importés (+7) ont été totalisés cette semaine au Panama. Le pays enregistre également un premier 1 cas d'infection locale au virus du chikungunya.

 

- Venezuela : 29 nouveaux cas de chikungunya ont été comptabilisés cette semaine au Venezuela dont 13 importés et 16 locaux, ce qui porte à 86 le nombre total de cas enregistrés dans le pays.

 

Nouveaux cas locaux :

 

- Suriname : 28 cas locaux (+14) de chikungunya ont été totalisés dans le pays. Au total, 31 cas d'infections ont été enregistrés au Suriname dont 3 importés.

 

- Salvador : 361 nouveaux cas locaux de chikungunya ont été enregistrés au Salvador au cours des deux dernières semaines écoulées. Au total, 1.969 infections ont été comptabilisées dans le pays.

 

La situation demeure inchangée dans les autres pays d'Amérique.

 

- En France, en Europe et ailleurs dans le monde au 27 juillet 2014

 

La situation épidémiologique en France métropolitaine pour la semaine 1429 et ailleurs dans le monde pour la semaine 1430, communiquée par l'InVS et les autorités sanitaires locales est la suivante :

 

Pays Cas importés Cas
locaux
Décès Dernière MAJ
Allemagne 34 27/07/2014
Espagne 39   27/07/2014
France 174   27/07/2014
Grèce 1   27/07/2014
Iles Canaries  3   27/07/2014
Italie 11   27/07/2014
Pays-Bas 1   27/07/2014
Polynésie Française 1   27/07/2014
Suisse 17   27/07/2014

 

Dans son dernier bulletin hebdomadaire en date du 21 juillet 2014, l'InVS rapporte 174 cas de chikungunya en France métropolitaine, soit 26 de plus que la semaine précédente, une croissance régulière depuis quelques semaines.

 

Depuis le début de l'épidémie, les autorités sanitaires ne répertorient que les cas situés dans les départements à risque du sud de la France, alors que des témoignages de touristes touchés par la maladie et qui résident ailleurs, nous parviennent régulièrement.

 

Un état sanitaire de l'ensemble du pays s'impose car à l'instar du nuage de Tchernobyl, le virus du chikungunya et son hôte, l'aedes Albopictus, ne se cantonneront pas éternellement au sud de la Loire.
 

En Espagne, le nombre de cas d'infections au virus du chikungunya à plus que triplé depuis le dernier bilan : 28 nouveaux cas ont été déclarés par les autorités sanitaires espagnoles, ce qui porte à 39 le nombre de cas importés dans le pays.


La situation demeure inchangée dans les autres pays d'Europe ayant signalé des cas importés de chikungunya.


Ailleurs dans le monde, les premiers cas importés de chikungunya ont été enregistrés dans les îles canaries, au large du Maroc et de l'Afrique de l'Ouest : 3 personnes ont été infectées par le virus sur les îles de Tenerife (2) et Gran Canaria.

 

A Tahiti, le cas de chikungunya importé de la Guadeloupe ne s'est pas propagé à l'ensemble de l'île. La présence du moustique vecteur de la maladie a incité les autorités sanitaires à la plus grande vigilance, l'archipel ayant déjà connu une épidémie de dengue et de zika ces derniers mois.

 

Analyse et conclusions


L'épidémie de Chikungunya 2014 aux Antilles Françaises et dans les îles des caraibes connait la même dynamique et suit la même évolution que celle de 2006 à l'île de La Réunion et dans les îles de l'océan indien.

A partir de quelques cas solidement implantés dans une région, le virus se propage d'abord aux îles voisines et ensuite au reste de la planète par l'intermédiaire des déplacements de population.

La situation en 2014 est beaucoup plus préoccupante que celle de 2006, car un continent tout entier est sous la menace du virus, du fait de la présence quasi-généralisée des moustiques vecteurs (les  Aedes Albopictus et Aedes Aegypti) dans l'ensemble des pays d'Amérique.

 

Les autres pays de la planète où les moustiques vecteurs de la maladie du Chikungunya sont présents, sont aussi potentiellement menacés par une épidémie locale. En effet, outre les séjours touristiques dans les pays d'Amérique et des Caraibes où le virus est actif, la coupe du monde 2014 au Brésil risque d'être une occasion supplémentaire de propagation du virus à l'ensemble de la planète, si une épidémie venait à se déclarer dans ce pays.

La maladie du chikungunya caractérisée par de fortes douleurs articulaires, musculaires et une fièvre très élèvée est rarement mortelle, sauf chez les jeunes enfants, les personnes agées ou déjà atteintes de pathologies graves.
Cependant, les dommages causés à l'économie et aux structures sanitaires peuvent être très importants. L'affluence massive et simultanée de milliers de personnes atteintes de la même maladie, au même moment et au même endroit peut en effet paralyser le système de soin et l'activité économique d'une région ou d'un pays tout entier.
Des séquelles physiques et phychologiques peuvent également survenir chez un nombre non négligeable de personnes souffrant de douleurs articulaires plusieurs mois voire plusieurs années après une infection.

En conséquence, les autorités  scientifiques et sanitaires, nationales et internationales doivent plus que jamais travailler en concertation pour prévenir, soigner et protéger les populations des épidémies et maladies causées par le virus du Chikungunya.

 


Jean-Hugues Mausy

 

Carte : carte mondiale de l'épidémie du chikungunya

Bulletins : tous les bulletins épidémiologiques

FAQ 2014 : questions/réponses sur le Chikungunya
Publications : publications scientifiques sur le chik et l'Albopictus

 

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