| 446. | On parle du rôle anti-viral de la chloroquine. Quel en est le mécanisme ? | |
| Mise en ligne le : 15/08/2006 | Dernière révision : | |
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En effet, la chloroquine, médicament historique de référence du paludisme, pourrait s’avérer douée de propriétés utilisables contre plusieurs virus humains, du moins en laboratoire. Sur le VIH. Les essais thérapeutiques menés en Inde depuis 2003, confirment l’intérêt de la chloroquine, en association à d’autres antirétroviraux et à la dose de 500 mg de chloroquine par jour. In vitro, l’activité antirétrovirale est due à une inhibition spécifique de glycosylation des particules virales. Sur le virus du SARS. L’hypothèse que la chloroquine inhiberait la réplication du coronavirus est confirmée. Il est prouvé que l’activité de la chloroquine, à dose thérapeutique non cytotoxique, est due à un déficit de glycosylation du récepteur ACE2 du SARS. Sur le virus H5N1. La chloroquine inhibite la réplication des Orthomyxovirus, dont les virus influenza A et B ; propriété qui est confirmée in vitro contre une souche de grippe aviaire en Italie (H5N9). Le mécanisme unique d’inhibition de la glycosylation virale semble se dessiner. La chloroquine inhibe les quinone-reductase 2, intervenant dans la biosynthèse de l’acide syalique ; une molécule nécessaire aux récepteurs de ces trois familles virales. Savarino A et coll. : “New insights into the antiviral effects of chloroquine.” Lancet infectious Diseases 2006; 6: 67-8. |
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