355. Comment le virus est-il inactivé dans les plaquettes sanguines (source Etablissement Français du Sang de La Réunion) ?
  Mise en ligne le : 02/05/2006 Dernière révision :
 

Dans un premier temps, les psoralènes sont injectés et se lient de façon réversible avec les acides aminés (ARN, ADN) des éléments pathogènes contenus dans les plaquettes, ainsi qu’avec toutes les cellules munies d’un noyau (nuclées), dont les lymphocytes, ce qui a pour effet immédiat de bloquer toute transmission virale ou bactérienne. Dans un second temps, l’exposition aux rayons ultraviolets reverse cette réaction. Ce processus détruit le virus chik et la plupart des agents viraux, sauf le parvovirus B19).

Cette méthode a plusieurs avantages : elle tue tous les virus, et pas seulement celui du chik, et elle réduit le risque transfusionnel allergique en diminuant sensiblement le volume du plasma, celui des plaquettes, ainsi que la production de cytokines allergisantes. Ainsi, les transfusions de plaquettes sont mieux tolérées par les receveurs, notamment les enfants traités pour des cancers. L’inconvénient est la réduction notable du nombre de plaquettes transfusées (de 5,2 X 1O11 à 4,2 X 1011 par prélèvement).

L'Etablissement Français du Sang de La Réunion est ainsi devenu site pilote pour l'inactivation virale des plaquettes par psoralène et rayons ultraviolets.

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Réalisé avec l'aimable collaboration de Bernard-J-Alex Gaüzère, MD - Saint-Denis. Réunion
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