336. Pourquoi les messages de santé passent-ils difficilement à La Réunion ?
  Mise en ligne le : 24/04/2006 Dernière révision :
 

La remontée de l’indice de Breteau témoigne de la non prise en compte des messages simples de destruction des gîtes larvaires par une certaine partie de la population. Tout se passe comme si le message n’était pas reçu ou était mal transmis. On connaît la difficulté de l’information en matière des comportements de santé ou de compliance à des traitements contre des maladies chroniques, dans le monde et en particulier à La Réunion, où le taux de personnes dialysées est 3 fois supérieur, par négligence de la prise en charge de l’hypertension, du diabète, de l’obésité galopante.
Les difficultés à informer sur ces concepts abstraits dont les conséquences apparaissent lointaines pour beaucoup et où certaines croyances sont vivaces, ne surprennent pas en matière de lutte contre les vecteurs du chik. La moitié des réunionnais est persuadée que le moustique n’est pas en cause et par conséquent ne comprend pas l’intérêt de se débarrasser des gîtes larvaires. Cela ne présage rien de bon pour l’avenir de cette épidémie et des futures…

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