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L’extermination (disons la diminution) de population de l'Aedes ne provoquera t'elle pas une recrudescence du nombre d’anophèles, risque t'on alors une recrudescence de paludisme ?

  Mise en ligne le : 16/02/2006 Dernière révision :
 

A priori, non. Le gîte de l’Anopheles et donc ses mœurs sont très différents de ceux de l’Aedes. A La Réunion, le premier vit dans des champs de canne, des grandes mares boueuses au soleil… Le second a des petits gîtes ombragés, riches en matière organique. L’Anophele n’est donc pas susceptible de s’emparer des gîtes laissés vacants par l’ Aedes.

Le BTI n’est pas adapté contre la lutte contre les larves d’Anophèle, la deltaméthrine l’est un peu plus et est parfois utilisée dans ce but à proximité des maisons, car l’Anophele est résolument endophile (vit et pique à l’intérieur des maisons). Il est vrai qu’il y a eu un décès par paludisme en 2001, chez une personne de la Rivière Saint-Louis qui n’avait jamais voyagé hors de la Réunion.

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