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La nivaquine a-t-elle un effet positif sur le traitement du virus Chikungunya ?

  Mise en ligne le : 24/01/2006 Dernière révision : 16/02/2006
 

On reparle de la chloroquine (Nivaquine®) dans le traitement des infections virales : VIH, SRAS, H5N1.
On sait que la chloroquine exerce un effet inhibiteur sur la réplication des virus grippaux, propriété qui vient de se voir confirmée in vitro contre une souche de grippe aviaire récemment introduite en Italie, à des doses compatibles avec une utilisation thérapeutique. Il s’agissait non pas du H5N1, mais d’un autre virus le H5N9. Le mécanisme d’action paraît bien connu : la chloroquine inhibe les quinone-réductase 2, intervenant dans la biosynthèse de l’acide syalique, une molécule nécessaire aux récepteurs des trois familles virales citées : VIH, SRAS, H5N1. (23, 29)

Une seule étude sud –africaine publiée en 1984 a inclus 11 patients âgés de 20 à 71 ans et souffrant d’au moins cinq articulations, des suites du chik. Une dose quotidienne de 250 mg par jour de chloroquine leur a été administrée pendant 20 semaines. Le traitement par la cortisone a été poursuivi s’il avait été institué au moins 12 semaines avant l’inclusion dans l’étude. La conclusion de l’auteur de cette étude, est qu’il n’est pas possible de conclure sans mener d’autres études sur des effectifs plus grands. Rappelons que la chloroquine est un médicament toxique pour le cœur dès que l'on dépasse les doses et à long terme sur la rétine. Les risques de ce traitement paraissent supérieurs au bénéfice attendu, surtout en cas d'automédication par les patients et d'association avec les plantes, dont on ignore tout ou presque.

   
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