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On reparle de la chloroquine (Nivaquine®)
dans le traitement des infections virales : VIH, SRAS, H5N1.
On sait que la chloroquine exerce un effet inhibiteur sur la réplication
des virus grippaux, propriété qui vient de se voir confirmée in vitro
contre une souche de grippe aviaire récemment introduite en Italie, à des
doses compatibles avec une utilisation thérapeutique. Il s’agissait non
pas du H5N1, mais d’un autre virus le H5N9. Le mécanisme d’action paraît
bien connu : la chloroquine inhibe les quinone-réductase 2, intervenant
dans la biosynthèse de l’acide syalique, une molécule nécessaire aux
récepteurs des trois familles virales citées : VIH, SRAS, H5N1. (23, 29)
Une seule étude sud –africaine publiée en
1984 a inclus 11 patients âgés de 20 à 71 ans et souffrant d’au moins cinq
articulations, des suites du chik. Une dose quotidienne de 250 mg par jour
de chloroquine leur a été administrée pendant 20 semaines. Le traitement
par la cortisone a été poursuivi s’il avait été institué au moins 12
semaines avant l’inclusion dans l’étude. La conclusion de l’auteur de
cette étude, est qu’il n’est pas possible de conclure sans mener d’autres
études sur des effectifs plus grands.
Rappelons que la chloroquine est un
médicament toxique pour le cœur dès que l'on dépasse les doses et à long
terme sur la rétine. Les risques de ce traitement paraissent supérieurs au
bénéfice attendu, surtout en cas d'automédication par les patients et
d'association avec les plantes, dont on ignore tout ou presque. |